Quand les gens apprennent que je développe InstantTraveling, une question revient presque toujours.

Pourquoi créer encore un site de voyage ?

La question est légitime.

Internet contient déjà plus d’informations touristiques qu’une personne ne pourrait en consulter au cours d’une vie entière. Chaque destination fait l’objet de milliers d’articles, d’innombrables vidéos, de millions d’avis et d’un flux sans fin de recommandations sur les réseaux sociaux. L’intelligence artificielle peut désormais produire un guide complet sur une destination avant même que quelqu’un ait terminé de préparer son café.

À première vue, une nouvelle plateforme de voyage semble donc superflue.

Pendant longtemps, je l’ai pensé moi aussi.

Le monde n’avait pas besoin d’un site supplémentaire publiant les mêmes destinations, les mêmes itinéraires et les mêmes lieux prétendument secrets que tout le monde recommandait déjà.

Puis j’ai compris que le problème n’était pas le manque d’informations touristiques.

Internet était devenu extraordinairement efficace pour nous aider à trouver de l’information, mais restait étonnamment médiocre lorsqu’il s’agissait de nous aider à prendre une décision.

Cette distinction est devenue l’un des fondements d’InstantTraveling.

Une source d’inspiration inattendue

L’inspiration initiale ne venait pas d’une autre startup du voyage.

Elle ne venait ni de Google Maps, ni de Tripadvisor, ni de TikTok, ni d’un planificateur de voyage alimenté par l’intelligence artificielle.

Elle venait d’un livre.

Il y a plusieurs années, j’ai découvert Fielding’s The World’s Most Dangerous Places, écrit par Robert Young Pelton.

À première vue, cet ouvrage pouvait difficilement être plus éloigné de la plateforme qu’InstantTraveling est en train de devenir. Il ne parlait ni de city-trips, ni d’hôtels de charme, ni de cafés élégants. Il abordait des zones de conflit, l’instabilité politique et des endroits que la plupart des voyageurs chercheraient précisément à éviter.

Ce n’est pourtant pas son sujet qui m’est resté en mémoire.

C’est la manière dont l’information était présentée.

Pelton n’essayait pas de convaincre chaque lecteur de visiter chaque lieu. Il n’effaçait ni le danger, ni les contradictions, ni l’inconfort afin de rendre une destination plus séduisante. Le texte était informatif, pratique et immersif, mais il possédait aussi une véritable personnalité.

Il semblait différent parce qu’il était différent.

Le livre démontrait qu’une information de voyage utile n’avait pas besoin d’être stérile. Un guide pouvait être factuel sans devenir ennuyeux, engagé sans devenir imprudent et divertissant sans sacrifier le fond.

InstantTraveling n’a pas vocation à reproduire son sujet ni son ton. Nous ne construisons pas un guide consacré aux zones de guerre.

L’inspiration tient dans un principe plus large :

L’information de voyage n’est pas obligée de ressembler à tous les autres guides de voyage.

Elle peut respecter suffisamment le lecteur pour reconnaître la complexité. Elle peut expliquer pourquoi une expérience mérite peut-être d’être vécue, tout en précisant pourquoi elle ne conviendra pas à tout le monde. Elle peut informer au lieu de simplement promouvoir.

Cette idée m’accompagnait déjà bien avant qu’InstantTraveling ait un nom.

Internet a remporté la bataille de l’information

Jamais autant d’informations touristiques n’ont été aussi facilement accessibles.

Un voyageur qui prépare un week-end à Lisbonne peut passer de Google Maps à YouTube, Reddit, des plateformes hôtelières, des applications de réservation, des sites touristiques officiels, des blogs indépendants et des milliers d’avis clients.

Quelqu’un qui prépare un road trip en Écosse peut trouver des centaines d’itinéraires complets.

Quelqu’un qui cherche des cafés à Tokyo peut établir une présélection sans jamais ouvrir un guide traditionnel.

Et celui qui ne souhaite pas effectuer cette recherche lui-même peut demander à un assistant IA d’en résumer les résultats.

La préparation d’un voyage aurait donc dû devenir presque sans effort.

Elle semble pourtant souvent épuisante.

Nous ouvrons dix onglets pour répondre à une seule question. Nous comparons des articles qui contiennent en grande partie les mêmes recommandations. Nous lisons des avis contradictoires rédigés par des personnes dont les attentes sont totalement différentes. Nous passons d’une carte à un blog, puis à Reddit, avant de revenir à une plateforme de réservation.

Le volume d’informations disponibles a augmenté de manière spectaculaire.

Notre niveau de confiance, lui, n’a pas progressé au même rythme.

Internet a résolu l’accès.

Il n’a pas entièrement résolu la sélection.

L’inflation de l’information

Le web du voyage ne souffre pas d’un manque d’informations.

Il souffre d’une inflation de l’information.

Tapez le nom de presque n’importe quelle destination populaire et les formats se ressembleront :

  • 10 choses à faire absolument
  • 25 pépites cachées
  • Le guide ultime
  • Tout ce qu’il faut savoir
  • L’itinéraire parfait pour un week-end
  • Les lieux que les habitants ne veulent pas que vous découvriez

Beaucoup de ces articles sont utiles. Certains reposent sur un véritable travail de terrain, une connaissance locale et une excellente écriture. Le problème n’est pas que chaque liste soit mauvaise.

Le problème apparaît à grande échelle.

Les articles commencent à puiser dans les mêmes réservoirs d’informations. Les mêmes points de vue, musées, rues, restaurants et cafés reviennent dans un ordre légèrement différent. Un éditeur qualifie un lieu d’incontournable. Un autre le présente comme secret. Un troisième l’ajoute à une liste de bonnes adresses locales.

À force, chaque pépite cachée apparaît sur des dizaines de sites.

Le lieu peut toujours valoir le détour.

Il n’est simplement plus caché.

Quand tout est décrit comme authentique, unique, immanquable ou encore méconnu, ces mots cessent d’aider qui que ce soit à choisir.

Les destinations ne sont pas devenues identiques.

C’est le langage employé pour les décrire qui l’est devenu.

Les plateformes existantes ne sont pas l’ennemi

Il serait facile de transformer ce constat en critique des grandes entreprises du voyage.

Ce serait aussi injuste.

De nombreuses plateformes existantes excellent dans la mission pour laquelle elles ont été conçues. InstantTraveling existe parce que nous voulons nous concentrer sur une autre étape du parcours, pas parce que tous les guides établis auraient échoué.

Google Maps nous aide à localiser

Google Maps est sans doute l’un des outils de voyage les plus utiles jamais créés.

Il permet de trouver un restaurant, d’estimer le trajet, de consulter les horaires, de voir des photographies récentes et de parcourir des centaines d’avis. Pour la navigation et la découverte locale, il est difficile à remplacer.

Mais une carte ne répond pas toujours à la question la plus personnelle :

Est-ce que cela mérite réellement le peu de temps dont je dispose ?

La distance n’est pas la valeur. La popularité n’est pas la pertinence. Une excellente note ne garantit pas qu’un lieu corresponde au type d’expérience recherché par un voyageur donné.

Les cartes nous aident à nous orienter dans l’espace.

Elles ne tranchent pas toujours le jugement.

Tripadvisor nous aide à comparer

Tripadvisor a rassemblé une quantité extraordinaire d’avis de voyageurs.

Dès qu’une personne a identifié plusieurs hôtels, restaurants ou attractions possibles, cette base de données peut devenir extrêmement utile. Les avis récents peuvent révéler des problèmes récurrents, une baisse de qualité ou des détails pratiques absents de la page officielle.

Mais la comparaison commence généralement après la découverte.

Avant de comparer cinq restaurants, encore faut-il décider lesquels méritent d’être pris en considération. Cela suppose souvent de consulter plusieurs autres sources.

Tripadvisor est très puissant pour évaluer des candidats. Il ne peut pas toujours déterminer quels candidats devraient figurer sur la liste personnelle d’un voyageur.

Lonely Planet apporte de l’ampleur et de l’autorité

Peu d’éditeurs ont autant influencé le voyage indépendant que Lonely Planet.

Ses guides ont aidé des générations de voyageurs à s’orienter dans des pays inconnus avec une confiance qu’ils auraient difficilement acquise autrement. L’entreprise continue de travailler avec des experts des destinations et de proposer des recommandations de terrain sur un nombre impressionnant de lieux.

Cette profondeur reste précieuse.

Mais un guide complet et une décision précise sont deux produits différents.

Un voyageur n’a pas toujours besoin d’une nouvelle vue d’ensemble de tout ce qu’une ville contient. À un moment donné, il peut simplement avoir besoin d’une réponse fiable à une question très concrète : où passer les trois prochaines heures ?

TheFork facilite la réservation

TheFork résout remarquablement bien un problème pratique : trouver une disponibilité et réserver une table.

Cela supprime une friction réelle.

Mais réserver n’est pas la même chose que décider où l’on a envie de manger. La plateforme devient surtout utile lorsque le voyageur possède déjà une idée assez claire de ce qu’il cherche.

La découverte, le jugement et la transaction se recoupent.

Ils ne sont pas identiques.

Les offices de tourisme font la promotion des destinations

Des organisations officielles comme Visit Brussels et Visit Flanders jouent un rôle essentiel.

Elles présentent le patrimoine culturel, les événements, les attractions et les entreprises locales. Elles fournissent une information officielle et aident les destinations à communiquer avec leurs visiteurs.

Leur mission inclut naturellement la promotion.

Elles sont donc conçues pour montrer pourquoi une destination mérite l’attention. Elles n’ont pas forcément vocation à dire à un voyageur précis qu’une attraction pourtant réputée ne lui conviendra probablement pas.

Ce n’est pas une faiblesse.

C’est une conséquence de leur rôle.

Atlas Obscura et Rick Steves montrent que la voix compte encore

Certains éditeurs démontrent déjà qu’un guide de voyage peut posséder une identité éditoriale forte.

Atlas Obscura choisit délibérément de mettre en avant des lieux insolites et des histoires oubliées plutôt que de répertorier chaque attraction conventionnelle.

Rick Steves a développé une approche reconnaissable autour du voyage pratique en Europe, de l’autonomie du lecteur et de recommandations personnelles assumées.

Aucun des deux ne correspond exactement à ce que nous construisons. Tous deux prouvent néanmoins qu’un guide devient plus utile lorsque le lecteur comprend son point de vue.

Un point de vue n’est pas nécessairement un biais à éliminer.

Lorsqu’il est transparent et étayé, il peut devenir une partie de la valeur.

Les questions qui façonnent réellement un voyage

Le contenu touristique traditionnel répond souvent à des questions intéressantes.

InstantTraveling doit aussi répondre aux questions utiles.

Une place a peut-être été construite au XVe siècle. Cette histoire peut avoir son importance.

Mais un voyageur doit peut-être d’abord savoir qu’elle devient presque impraticable lorsque plusieurs groupes organisés arrivent à midi.

Un musée peut se présenter comme adapté aux familles.

Un parent doit peut-être savoir qu’une grande partie du bâtiment est difficile d’accès avec une poussette.

Un restaurant peut être qualifié d’adresse appréciée des habitants.

Un visiteur gagnerait peut-être à apprendre qu’il accueille surtout une clientèle locale à midi, puis un public beaucoup plus touristique en soirée.

Une plage peut continuer à être décrite comme secrète longtemps après que les réseaux sociaux ont transformé sa route d’accès en embouteillage chaque week-end d’été.

Un point de vue peut être magnifique sans mériter deux heures de file.

Un quartier peut être fascinant en journée et inconfortable pour un visiteur peu expérimenté tard dans la nuit.

Ces détails ne sont pas toujours spectaculaires.

Ce sont pourtant souvent eux qui déterminent si une recommandation est réellement utile.

Au lieu d’écrire :

Belle place historique.

Un guide pourrait préciser :

Venez avant 9 heures si vous souhaitez la découvrir sans les grands groupes organisés.

Au lieu d’écrire :

Idéal pour les familles.

Il pourrait dire :

Les enfants apprécieront peut-être les expositions, mais les escaliers raides et les passages étroits rendent la visite compliquée avec une poussette.

Au lieu d’écrire :

Restaurant local authentique.

Il pourrait indiquer :

Principalement fréquenté par des habitués à midi ; beaucoup plus animé et orienté vers les visiteurs après 19 heures.

La deuxième version ne contient pas forcément davantage d’informations.

Elle contient davantage de valeur décisionnelle.

L’honnêteté est plus utile que l’enthousiasme universel

L’édition touristique récompense souvent l’enthousiasme.

Chaque lieu devient inoubliable. Chaque quartier devient vibrant. Chaque café devient charmant. Chaque restaurant devient une pépite cachée.

La réalité est plus nuancée.

Parfois, une attraction célèbre mérite pleinement sa réputation.

Parfois, un lieu jugé surfait devient le meilleur souvenir du voyage.

Parfois, une rue latérale discrète laisse une impression plus forte que le monument autour duquel toute la journée avait été organisée.

Parfois, un restaurant très bien noté sert une excellente cuisine sans pour autant mériter quatre-vingt-dix minutes d’attente.

Un guide utile doit pouvoir admettre plusieurs de ces vérités à la fois.

Il ne doit pas critiquer un lieu uniquement pour paraître audacieux. Être différent pour le simple plaisir de l’être n’est qu’une nouvelle formule.

Mais il doit pouvoir dire :

  • c’est excellent, mais pas pour tout le monde ;
  • c’est populaire pour une bonne raison ;
  • c’est magnifique, mais le moment de la visite change tout ;
  • c’est présenté comme méconnu, mais le lieu n’est plus tranquille depuis des années ;
  • c’est imparfait et cela mérite malgré tout le détour ;
  • c’est célèbre et vous pouvez sincèrement choisir de passer votre chemin.

Ce type d’honnêteté ne diminue pas une destination.

Il aligne les attentes avec la réalité.

L’intelligence artificielle pourrait aggraver le problème

L’intelligence artificielle va transformer l’édition touristique.

Elle peut déjà aider à la recherche, à la traduction, à la planification d’itinéraires, à la classification et à la comparaison de grandes quantités d’informations. Elle peut contribuer à repérer les contradictions, identifier des données obsolètes et adapter les recommandations à différents profils de voyageurs.

Ces capacités sont précieuses.

Elles comportent aussi un risque évident.

Si produire un article de voyage devient presque gratuit, Internet ne contiendra pas moins de contenu touristique générique.

Il en contiendra exponentiellement davantage.

Plus de guides de destination.

Plus de listes reformulées.

Plus de résumés de résumés.

Plus d’articles assemblés à partir d’informations déjà publiées ailleurs.

L’usage évident de l’IA consiste à publier plus vite.

L’usage le plus intéressant consiste à déterminer ce qui ne mérite pas d’être publié.

Nous avons exploré le même principe général dans AI Can Build Websites Now. But It Still Needs Someone to Lead.. La technologie devient réellement utile lorsqu’elle s’inscrit dans un système volontaire et dirigé. Sans cap, elle se contente de produire plus rapidement la mauvaise chose.

Pour InstantTraveling, l’IA ne doit pas servir à inonder le site de pages sur des destinations.

Elle doit nous aider à réduire le bruit, maintenir l’information à jour, comparer les sources et faire ressortir les détails qui influencent réellement une décision.

L’objectif n’est pas une abondance automatisée.

C’est un jugement assisté.

Ce qu’InstantTraveling cherche à devenir

InstantTraveling n’a pas vocation à remplacer Google Maps, Tripadvisor, Lonely Planet, Atlas Obscura, TheFork ou les organismes touristiques officiels.

Tenter de reproduire tous ces services ne ferait que créer une version inférieure de plateformes qui existent déjà.

Le projet part d’une autre question :

Comment l’information de voyage peut-elle réduire l’incertitude au lieu d’augmenter simplement le volume ?

Cela implique de construire la plateforme autour de quelques principes.

Moins de recommandations génériques

Publier des centaines d’articles interchangeables n’a que peu de valeur simplement parce que la technologie le permet.

Chaque guide doit avoir une raison d’exister.

Davantage de contexte pratique

Une recommandation devient plus utile lorsqu’elle précise les circonstances dans lesquelles elle fonctionne.

L’horaire, l’accessibilité, l’affluence, l’ambiance, le transport et les attentes réalistes comptent souvent davantage qu’un adjectif supplémentaire.

Une perspective éditoriale visible

Aucun guide de voyage n’est totalement neutre.

Choisir ce que l’on inclut constitue déjà un jugement.

Plutôt que de dissimuler ce jugement, InstantTraveling doit rendre son raisonnement compréhensible et l’appuyer sur des éléments vérifiables.

La technologie au service du voyageur

L’intelligence artificielle, les données structurées et les flux automatisés doivent rendre les recommandations plus actuelles et plus pertinentes.

Ils ne doivent pas devenir une excuse pour produire du contenu sans expérience, sans vérification ou sans objectif.

Une information qui mène à une décision

Le véritable test ne consiste pas à mesurer la quantité de contenu présente sur une page.

Il consiste à savoir si le lecteur comprend ce qu’il doit faire ensuite.

InstantTraveling est actuellement en reconstruction

Au moment où ces lignes sont écrites, InstantTraveling est toujours en cours de redéveloppement.

Il est important de le préciser clairement, car cet article peut être publié avant que chaque partie de la plateforme reflète pleinement la philosophie décrite ici.

Certaines sections sont déjà en ligne. D’autres sont en cours de restructuration ou de reconstruction. Le système éditorial, la couverture des destinations et la base technique continueront d’évoluer.

Nous pourrions attendre que la plateforme semble terminée avant de publier cet article.

L’histoire serait plus nette, mais pas plus honnête.

InstantTraveling est précisément reconstruit parce que publier encore plus de pages sur une structure peu claire reviendrait à résoudre le mauvais problème. Nous préférons développer d’abord les principes éditoriaux et l’infrastructure plutôt que de mettre en ligne précipitamment des centaines d’articles qui n’apporteraient presque rien à ce qui existe déjà ailleurs.

L’état inachevé du projet n’est pas présenté comme une vertu en soi.

Un projet ne devient pas utile simplement parce qu’il est public ou incomplet.

Il fournit néanmoins un contexte. Les lecteurs qui visitent InstantTraveling aujourd’hui découvrent une plateforme en transition, et non une prétention déjà achevée sur l’avenir de l’édition touristique.

La même idée, vue depuis le voyage

Cet article présente la réflexion derrière InstantTraveling depuis la perspective de Vayluna : pourquoi nous construisons cette plateforme, ce qui a influencé le projet et quel problème nous estimons encore digne d’attention.

InstantTraveling publie également sa propre version de cette position éditoriale, directement destinée à ses lecteurs :

Lire We Don’t Need More Travel Guides. We Need Better Ones. sur InstantTraveling

Les deux articles se recoupent volontairement sur le fond, mais remplissent des fonctions différentes.

Vayluna documente le raisonnement et le processus derrière le projet.

InstantTraveling devra prouver cette philosophie par la qualité des conseils qu’il fournira réellement aux voyageurs.

Nous n’avons pas besoin de plus de contenu touristique

Internet n’a pas besoin d’un nouveau site simplement parce qu’un nouveau site peut être créé.

Il n’a pas besoin de mille articles supplémentaires répétant des recommandations déjà présentes partout ailleurs.

Les voyageurs disposent déjà de cartes, d’avis, de guides, de systèmes de réservation, de vidéos, de réseaux sociaux et d’assistants IA.

Ce qui leur manque encore souvent, c’est de la clarté.

InstantTraveling existe parce qu’à un moment donné, l’édition touristique s’est de plus en plus concentrée sur la production de volume alors que les voyageurs avaient toujours besoin d’aide pour mieux décider.

L’ambition n’est pas de devenir le plus grand guide de voyage.

Elle est de devenir un guide qui respecte le temps du lecteur.

Un guide prêt à être précis.

Un guide qui distingue le contexte utile de l’information décorative.

Un guide qui comprend que l’honnêteté peut inspirer davantage que l’exagération.

The World’s Most Dangerous Places m’a montré il y a plusieurs années qu’un guide de voyage pouvait être informatif, immersif et résolument différent.

InstantTraveling sera quelque chose de totalement distinct de ce livre.

Mais la leçon reste valable.

Un guide ne devient pas précieux parce qu’il contient tout.

Il devient précieux lorsqu’il aide quelqu’un à comprendre ce qui compte réellement.